Les mines antichar allemandes de la seconde guerre mondiale

Les mines antichar allemandes de la seconde guerre mondialeLes mines antichar allemandes de la seconde guerre mondiale

Ce livre nous décrit dans le moindre détail, toutes les mines antichar allemandes de la seconde guerre mondiale. Il est entièrement rédigé en Français en collaboration avec les plus grands spécialistes en munitions de la seconde guerre mondiale. Cet ouvrage nous offre un contenu technique appuyé par de très nombreuses photos et plus d’une heure de vidéo.

La mine terrestre a été développée avant le XXe siècle mais n’a réellement commencé à être utilisée systématiquement par les forces et les groupes armés qu’à partir de la seconde guerre mondiale. Largement présentes sur le territoire Français mais aussi dans beaucoup d’autres pays, les mines constituent une menace permanente pour la population civile longtemps après la fin des hostilités. Bombes, obus piégés, mines et autres munitions qui ont été utilisées n’ont pas toujours explosé et continuent de faire des ravages.
Les mines antichar et les allumeurs divers sont souvent munis de systèmes de fonctionnement assez complexes. Ils méritent vraiment une description précise et très poussée.

A fin de mener à bien la rédaction de ce livre et de faire de cet ouvrage un outil précieux, j’ai mis à contribution des spécialistes du déminage Français de la protection civile ainsi que plusieurs spécialistes du déminage Russes. J’ai également fait appel à des spécialiste en caisses de rangements de munitions et à des collectionneurs spécialisés dans ce domaine qui m’ont apporté leur soutien iconographique. ce soutien précieux m’a permis d’agrémenter ce livre de photos souvent rares et parfois exceptionnelles.

Ce livre est d’ores et déjà considéré comme une référence dans certains centres de déminage.

Sans doute le livre le plus complet réalisé à ce jour sur ce sujet

157 pages de contenu technique
40 mines et allumeurs détaillés
218 photos couleur et noir et blanc (d’époque)
Plus d’une heure de vidéo

Les mines antichar allemandes de la seconde guerre mondiale

Si vous vous intéressez plus spécifiquement aux mines antipersonnelles allemandes, cliquez ici

Général Leclerc immortalisé par Jean Pierre Tisseron

Philippe de Hauteclocque, dit « Leclerc »- Général Leclerc

Général LeclercLe général Leclerc, de son véritable nom, Philippe de Hauteclocque  est né le 22 novembre 1902 au château de Belloy, dans la commune de Belloy-Saint-Léonard (Somme). Il  est l’un des principaux chefs militaires de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale. Ses fonctions au sein des Forces françaises libres l’amènent notamment à commander la 2eme division blindée.

Nouvelle mission pour l’atelier Tisseron: Réaliser une tête ressemblant à ce personnage historique.

Général Leclerc-atelier Tisseron

Leclerc est l’officier le plus représentatif de la France Libre en lutte contre l’Allemagne nazie. Il entre dans l’Histoire de France le 2 mars 1941. Ce jour-là, dans l’oasis de Koufra, en Libye, tandis que l’Allemagne triomphe sur tous les fronts, le colonel Leclerc fait avec ses hommes le serment de ne plus déposer les armes avant que le drapeau français ne flotte sur Strasbourg.

Pour se hisser au-dessus du lieutenant-colonel en poste au Cameroun, Leclerc s’attribue comme par enchantement le grade de colonel. Le général de Gaulle acceptera peu après de le confirmer dans ce grade en le dispensant de passer par le grade de lieutenant-colonel.

D’un tempérament fonceur, débordant d’initiative et d’audace, au grand dam de ses supérieurs, il va tenir sa promesse et conduire ses hommes jusqu’à Paris, Strasbourg et même Berchtesgaden, le nid d’aigle du Führer.
Quoique souvent en désaccord avec de Gaulle, il ne se départira jamais de sa fidélité au chef de la France Libre.
Leclerc fut tout d’abord son nom de guerre au sein des Forces françaises libres, avant d’être ajouté à son patronyme légal : il a été autorisé à se nommer Leclerc de Hauteclocque par décret du 17 novembre 1945 publié au JO daté des 19 et 20 novembre 1945.

Formes du visage, couleur des cheveux, des yeux (aigue marine), moustaches typiques voilà certains détails qu’il fallait absolument reproduire pour que la magie opère. 
Cette tête a été sculptée directement dans le Polyester. Elle est ensuite raccordée parfaitement à un buste de mannequin pour sa présentation.

Cet homme perd la vie lors d’une mission d’inspection militaire, le 28 novembre 1947 dans un accident d’avion près de Colomb-Béchar (territoire d’Ain Sefra, Algérie française). Il est inhumé dans un tombeau de la Crypte des Invalides. (source Wikipédia)

Le général Leclerc sera élevé à titre posthume à la dignité de Maréchal de France.

l’atelier Tisseron réalise une tête représentant Leonce Vieljeux

Leonce Vieljeux, maire de la Rochelle en 1940, haut résistant Français

Léonce Vieljeux est mobilisé en 1914 où il est blessé en Argonne. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur puis officier en 1920. Il finit la guerre avec le grade de lieutenant-colonel.

Élu maire de la Rochelle en 1930, Léonce Vieljeux s’emploie à résister aux exigences des officiers allemands présents dans sa ville pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi, le dimanche 23 juin 1940, un lieutenant allemand se présente à lui afin de hisser un drapeau hitlérien sur l’hôtel de ville. Le maire de La Rochelle lui répond alors : « Colonel [de réserve] dans l’armée française, maire d’une grande ville, mon honneur d’officier et ma dignité m’interdisent de discuter avec un officier subalterne, même s’il appartient à une armée victorieuse. Je n’exécuterai des ordres que s’ils émanent d’un officier allemand ayant un grade au moins égal au mien ».

Ce premier acte de résistance fut suivi par une opposition systématique à l’affichage de la propagande nazie. Parallèlement, il aida à trouver des filières d’évasion pour les ingénieurs et ouvriers de son usine et organise avec ses cousins et amis le réseau de résistance « Alliance», qui fournit à Londres des informations sur le trafic portuaire Rochelais, et des faux emplois aux requis du STO.

Le 22 septembre 1940, il est destitué de ses fonctions de maire puis expulsé de sa ville du 17 juin au 2 novembre 1941. Revenu à La Rochelle, il est arrêté par la Gestapo le 14 mars 1944, pour avoir protégé la fuite de deux de ses ouvriers ; il est arrêté ainsi que son petit-fils Yann Roullet, pasteur à Mougon (79), ses neveux Frank Delmas et Jacques Chaperon ainsi que Joseph Camaret, ingénieur en chef des chantiers Delmas-Vieljeux, qui appartiennent au réseau Alliance ou ont protégé ses membres. Depuis l’asile de Lafond, ils sont d’abord transférés à Poitiers, puis à la Fresnes et enfin au camp de concentration de Schirmeck, le 29 avril 1944.

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, une camionnette amène par petit groupe de 12 les 107 détenus du réseau Alliance depuis Schirmeck jusqu’au camp de Struthof-Natzwiller (Alsace) où ils sont abattus d’une balle dans la nuque et les cadavres sont brûlés ensuite dans le four crématoire attenant, en même temps que 300 hommes et 92 femmes. (source Wikipédia)

Léonce-Vieljeux

Léonce Vieljeux en 1940

C’est avec plaisir que j’ai accepté de réaliser à la demande de Luc Brauer pour le musée du Bunker de la Rochelle, une tête de mannequin d’après cette photo. D’abord modelée en terre puis ensuite, réalisée en Polyester et décorée.

Tête réalisée Jean Pierre Tisseron. Munie d'un cou allongé , elle s'insère sur un buste adapté

Tête réalisée à l’atelier Tisseron

 

Capitaine Hardouin

A la demande de son client, Jean Pierre Tisseron accepte de reproduire la tête du Capitaine Hardouin, Officier du 4 e Bataillon d’Infanterie légère d’Afrique.

      L’Armée d’Afrique est née du corps expéditionnaire français en 1830. Après la conquête de l’Algérie, l’Armée d’Afrique prend toute son ampleur avec les troupes de Tunisie, du Maroc et du Sahara. Elle regroupe des unités à la fois européennes (zouaves, légionnaires, chasseurs et artilleurs d’Afrique) et indigènes (tirailleurs, spahis, goumiers). L’Armée d’Afrique a combattu et pacifié, mais a aussi éduqué, administré, soigné et amélioré la condition des populations indigènes qu’elle intégrait.

Pendant 130 ans, sur tous les champs de bataille où la France a eu à défendre son indépendance, sa liberté et son honneur, l’Armée d’Afrique a payé largement de son sang. Plus d’un million des siens sont « morts pour la France ».

Capitaine Hardouin réalisé par JP Tisseron

Réalisation

– Jean Pierre Tisseron, qu’est-ce qui vous motive dans ce genre de travail ?

 

Cap. Hardouin

Cap. Alfred Hardouin

J’ai accepté ce travail car j’aime relever les défis. Oui il s’agit bien d’un défi car mon client ne m’a fourni, pour reproduire cette tête, qu’une seule photo de trois quart qui était ancienne et pas très nette. En général, les sculpteurs des ateliers du musée Grévin s’aident avec pas moins de 800 photos s’ajoutant lorsque cela est possible, à de nombreuses mesures anthropologiques de tout le visage.

 

 

-Comment procédez-vous et quelle est la matière est employée pour la réalisation de cette tête ?

Eh bien prenons les choses au début si vous le voulez bien. D’abord, il faut observer très longtemps le personnage à reproduire, il faut noter chaque expression, chaque détail anatomique, évaluer chaque mesure. Cela demande une concentration intense.
Puis je démarre le travail de modelage proprement dit et je réalise ce qu’on appel un master ou prototype. J’utilise pour cela de la « plastiline » (pâte à modeler qui ne sèche pas) ou bien de la terre glaise.
Quand le master est d’aspect satisfaisant, je réalise un moule dans lequel je tire l’ exemplaire final en Polyester que je peaufine encore avec de longues heures de ponçage avant de passer à la dernière étape: La peinture et à la décoration qui ajoutent encore du réalisme au sujet.

Tête de mannequin fabrication atelier Tisseron

-Le mastic Polyester n’est-il pas utilisé en carrosserie automobile ?

Oui c’est exact, j’aime beaucoup cette matière que j’utilise quotidiennement. Comme vous le savez, je possède un atelier de carrosserie-peinture automobile où depuis 30 ans, je restaure toutes sortes de matériels, des véhicules et motos de collections entre autres.

Tête de mannequin atelier Tisseron

-Pouvez-vous nous donner un ordre de prix et le temps nécessaire pour réaliser une tête ?

 

Pour une tête standard de mon catalogue cela peut aller de 50 à 140 euros mais pour une tête ressemblante sur commande il faudra débourser au minimum 850 euros.
Le temps nécessaire pour réaliser une tête haut de gamme est de 2 à 3 mois.

-Jean Pierre, pouvez-vous nous en dire d’avantage sur le personnage représenté ici ?

Eh bien sur ma demande, mon client a gentillement accepté de me communiquer les états de service de ce Capitaine.
Alfred Hardouin est le troisième enfant d’une fratrie de cinq garçons et filles. Il est incorporé au 9 e Régiment d’infanterie de Ligne le 20 octobre 1869. Promu Caporal le 9 mai 1870.
Fait prisonnier pendant la guerre 1870-1871, il choisit de rester sous les drapeaux. Sergent-fourrier le 21 octobre 1871.
Sergent le 9 janvier 1872. Sergent-major le 26 avril 1872.
Adjudant au 9 e Régiment d’Infanterie de Ligne à Soissons, le 11 juin 1876.
Admis à l’école des sous-officiers d’infanterie du camp d’Avord en 1878, il en sort avec le grade de sous-lieutenant, reçu 144 e sur 197 élèves.
Sous-lieutenant au 9e Régiment d’Infanterie, le 31 janvier 1881. Porte-drapeau le 28 décembre 1881.
Sous-lieutenant au 2e Régiment Etranger le 14 mars 1885 (3e bataillon). Lieutenant au 53 e Régiment d’Infanterie à Tarbes, le 24 mai 1889.
Lieutenant, adjoint au trésorier du 18 e Régiment d’Infanterie à Évreux, le 28 octobre 1889.
Capitaine au 108 e Régiment d’Infanterie à Chambéry, le 11 octobre 1892.
Capitaine  au  4 e   Bataillon  d’Infanterie  légère  d’Afrique  le  18  août  1893  (unité disciplinaire).
Capitaine adjudant-major le 17 septembre 1893.
Capitaine au 4 e B.I.L.A., 2 e Compagnie (sud-tunisien) le 18 janvier 1894.

Campagnes

Contre l’Allemagne du 20 juillet 1870 au 14 juin 1871 (en captivité du 28 octobre 1870 au 14 juin 1871).
Corps Expéditionnaire en Tunisie du 12 novembre 1883 au 16 juin 1884. Algérie, du 31 mars 1885 au 30 octobre 1885.
Corps expéditionnaire du Tonkin du 31 octobre 1885 au 2 mars 1889. Tunisie, du 11 septembre 1893 au 9 décembre 1898.

Citations

A l’ordre de la division N° 24, le 19 septembre 1886, pour son action dans la défense du village de Dong-Trieu.
A l’ordre de la division N° 61, le 28 février 1887, pour la mise hors de combat d’une bande de pirates chinois qui occupaient le village de Ho Chung.

Blessure

Par coup de feu à la main droite le 13 juillet 1886, lors d’une reconnaissance à Lam- Sa (Tonkin).

Décorations

Chevalier de la Légion d’Honneur, par décret du 28 décembre 1888, enregistré le 24 octobre 1889 sous le N° 38 361. Diplôme signé de M. Sadi CARNOT, président de la république.

Médaille du Tonkin.

Chevalier du Dragon de l’Annam, dont le port est autorisé par décret du 12 décembre1894, enregistré sous le N° 20 243.
Officier du Nicham Iftikar, dont le port est autorisé par décret du 12 décembre 1894.

Décès

Il décède à l’hôpital mixte de Marmande (Lot-et-Garonne), où il était de passage venant de Gabès (sans autre renseignement), le 23 décembre 1898 à l’âge de 50 ans. Rayé des contrôles le 24 décembre 1898. Lieu d’inhumation inconnu (il n’est pas enterré au cimetière de Clairefontaine).,Ses effets personnels (cantine, uniforme, sabre, étui à revolver, documents divers) ont été renvoyés à sa famille.

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Des grenades pour le parc du puy du fou

Des grenades pour le parc du puy du fou

Une nouvelle attraction ouverte au public: Les amoureux de Verdun

Les amoureux de Verdun

Des grenades pour le parc du puy du fou

Tous les ans  le Puy du Fou innove en nous proposant une nouvelle attraction. Cette année et pendant environ 15 minutes, vous serez propulsés dans une tranchée de la première guerre mondiale. Entre les chenilles d’un char d’assaut et une hélice d’un avion écrasé, vous progresserez au milieu de la bataille  jusqu’au soir de Noël et la fameuse trêve.

Sur trame de  correspondance amoureuse d’un poilu et de sa fiancée, vous serez plongés au cœur de l’hiver 1916, dans l’enfer d’une tranchée enneigée de Verdun, dans le quotidien de soldats héroïques. Ce spectacle à couper le souffle agrémenté d’effets spéciaux vous laissera assurément un souvenir inoubliable et bouleversant.

Pour mener à bien cette nouvelle attraction  le puy du fou met les bouchées doubles en créant un bâtiment spécifique abritant une quinzaine d’acteurs et environ 80 animatroniques évoluant sur une surface de 1800 m2
Afin d’être au  plus près de la réalité les concepteurs font appel à une dizaine d’ historiens ainsi qu’a de nombreux décorateurs et sous traitants accessoiristes comme notre atelier de moulage  .
En tant que spécialiste dans ce domaine,nous avons du fabriquer pour l’occasion 140 reproductions de grenades citron foug en polyester équipées de leurs capots de protection ainsi que des grenades besozzi.   ( cliquez pour agrandir)

Ces reproductions venant compléter une formidable collection de 7500 pièces authentiques constituant une des plus grosse collection de souvenirs militaria 14-18.

Nos têtes de mannequins ont été également mises à contribution  dans le développement de certains animatroniques ( mannequins automatisés)

Au total, ce n’est pas moins de 4 millions d’euros qui sont investis dans cette nouvelle attraction mais bon le parc du puy du fou doit tenir son rang. Déjà couronné en 2012 à Los Angeles, il vient à nouveau d’être élu meilleurs parc du monde.

Une véritable histoire belge

Il y a de cela 28 ans, dans l’après midi du 17 Février 1986, un vieil homme s’éteignait seul, à bout de force à l’hôpital de Sedan dans les Ardennes.

Cet homme qui avait subi une opération du col du fémur n’était pas épuisé par les douloureuses séances de rééducation infligées par un personnel hospitalier irrespectueux qui après l’effort, l’oubliait dans un fauteuil inconfortable, les pieds nus.
Non, il était tout simplement usé par ses 89 ans d’une vie bien remplie.

Il n’avait plus envie de relever de défis, ni d’accomplir de marches forcées. Il n’en avait plus la force . Il ne voulait plus recevoir d’ordres, il savait trop ce qu’étaient les ordres…

 Allez ! Il faut faire un effort sinon vous ne remarcherez jamais »
Une jambe après l’autre comme ça allez, c’est bien, droite, gauche, voilà, continuez !

Bien avant d’avoir travaillé aux aciéries de Longwy et aux forges de Sedan (pendant la journée) et projeté des films au cinéma l’ Eden de Sedan pendant la nuit.
Oui ! bien avant, un jour d’été 1914, il dit à son père que sa mère était d’accord et il s’engagea dans l’armée Belge pour combattre l’ennemi après avoir aussi mentit sur son âge à son sergent recruteur. Il avait tout juste 16 ans.

D’abord incorporé dans les chasseurs à pied où il connut les âpres combats de la bataille de l’Yser (Steenstraate, Dixmude, l’écluse de Nieuport et Ypres), le soldat de deuxième classe Achille Nollomont qui était originaire d’Arlon, (situé sur la Frontière Belgo-Luxembourgeoise) se porta volontaire pour incorporer la 1 ère Compagnie de télégraphie sans fil.

Grâce à sa parfaite maîtrise de la langue Luxembourgeoise et à son bon niveau scolaire notamment en allemand, le soldat Nollomont parvint à mener à bien certaines missions de renseignement de grande importance par écoutes de l’ennemi aux avants postes des tranchées.

Cette unité d’élite rendu possible, dans les circonstances les plus difficiles de la bataille, les liaisons du G.Q.G avec les organismes dont les communications avaient pour l’armée, une importance vitale

Ce qui valut à ce soldat de recevoir, le 20 mars 1919 (par l’intermédiaire du Chef d’Etat Major Général de l’armée belge), les félicitations du Capitaine-Commandant Philippson de la  1ère T.S.F.A . Il fut décoré de la croix de guerre avec palme.

Le jour de son enterrement, au cimetière St Charles de Sedan,la famille s’aperçut avec effroi que la tombe prévue pour accueillir sa dépouille n’était pas la sienne. Dans la précipitation, il fut descendu dans une austère fosse commune en attendant son véritable enterrement, remis au lendemain.

Quelques années plus tard, Achille voyageât à nouveau. Son corps fut inhumé et transféré dans mon village de Villeneuve l’Archevêque (Yonne) où il repose en paix à présent au près de son épouse bien aimée.

Cet homme qui avait vu le jour le 20 Janvier 1898, fût l’un des derniers poilus de l’armée belge.

C’était mon grand-père.

Achille Nollomont soldat Belge 14-18

Les bombardements de l’enfer à Sedan en mai 1940

Les bombardements de l’enfer à Sedan en mai 1940, l’invasion allemande commence

Il est 16 h, nous sommes le 13 Mai 1940 Les allemands franchissent la Meuse à Sedan 

Les bombardements de l'enfer à Sedan en mai 1940

Fort de Villy la Ferté

Les Ardennes, avec leurs forêts et leurs vallées encaissées constituaient un théâtre d’opérations où il était préférable de ne pas s’aventurer, ce qui explique la pauvreté des fortifications le long de la frontière franco-belge dans ce département :le fort de Villy la Ferté. Le dernier ouvrage de la ligne Maginot est le plus petit et le plus vulnérable d’entre tous. En effet, les Ardennes ont la chance de posséder un obstacle naturel antichar efficace et parallèle à la frontière : la Meuse, de Givet à Bazeilles et la Chiers jusqu’à Margut. Dans le nord du département, le fleuve s’est taillé dans le vieux massif un cours sinueux, large de 70 mètres, encaissé, dominé par des aplombs de 200 mètres. La vallée est étroite avec quelques agglomérations. Cela explique pourquoi le Haut Commandement Français n’a pas considéré prioritaire la mise en défense de ce secteur.

Les bombardements de l'enfer à Sedan en mai 1940

Ma grande mère avec ses trois fils pendant l’exode

Dès le 10 mai, l’évacuation a été ordonnée aux habitants de Monthermé, Givet et Fumay. Le 12 mai, ce sont les habitants de Sedan,Charleville, de Mézières, de Flize et de Mohon qui sont appelés à quitter leurs habitations. Mon grand père Achille, vétéran de la grande guerre , se présenta spontanément aux poste frontière et il reçu l’ordre de fuir car les allemands n’étaient plus qu’à quelques kilomètres. La Préfecture des Ardennes est transférée à St Hermine, en Vendée, région de repli pour les Ardennais avec les deux-sèvres.. Durant cette période les quais de la gare de Charleville sont envahis d’évacués qui se bousculent, encombrés de leurs pauvres bagages.Ceux qui resteront connaîtront l’enfer.  

La percée de Sedan

les bombardements de l'enfer à Sedan en mai 1940

Guderian

Le 11 mai au soir, les avant-gardes de Guderian sont devant Bouillon, sur la Semoy où la bataille fait rage. Le Génie français fait sauter les ponts de la Semoy mais en oublie deux dans leur hâte : l’ennemi en profite et franchi la rivière. L’objectif allemand ne fait aucun doute : Sedan. Dans la nuit du 11 au 12 mai les Français abandonnent la défense de la Semoy. L’aviation allemande (environ 300 appareils) bombarde en même temps qu’avancent les blindés.  

Peur sur la ville  

Ce matin du 13 mai, le jour se leva au-dessus de Sedan, en même temps que tombent les premières bombes. C’était le début d’un bombardement méthodique qui va durer de nombreuses heures. Les avions, par vagues de quarante à cinquante piquent à tour de rôle pour lâcher leurs bombes. Ce pilonnage, exécuté par tranches de terrain, sera renouvelé à de nombreuses reprises sur les berges de la Meuse, les ouvrages de la ligne de résistance, les points d’appui, les observatoires et les emplacements de batteries. L’effet en est terrifiant. Les bombes sont de tous calibres. Les petites sont lâchées par paquet. Les grosses ne sifflent pas ; en tombant, elles imitent à s’y méprendre le grondement d’un train qui s’approche.

Les bombardements de l'enfer à Sedan en mai 1940

Stukas en piqué sur Sedan

Les Stukas se joignent aux bombardiers lourds. Le bruit de sirène de l’avion qui pique vrille l’oreille et met les nerfs à nu. Il vous prend envie de hurler. Le fracas des explosions maintenant domine tout. Plus une autre sensation n’existe. On se sent personnellement visé ; on attend, les muscles raidis ; l’éclatement est une délivrance. Mais un autre, deux autres, dix autres. Les sifflements s’entrecroisent en un lacis sans déchirure; les explosions se fondent en un bruit de tonnerre continu. Lorsqu’un instant son intensité diminue, on entend les respirations haletantes. Nous sommes là, immobiles, silencieux, le dos courbé, tassés sur nous-mêmes, la bouche ouverte pour ne pas avoir les tympans crevés. 

Les bombardements de l’enfer à Sedan en mai 1940

Bateaux gonflables

Vers 16 h 00, la Meuse est franchie à Gaulier et à Sedan, en face de l’usine textile de l’Espérance, au Pont-Neuf et à Wadelincourt. Sur des radeaux pneumatiques, accostent sur la rive adverse des fantassins qui montent à l’assaut en franchissant dans un élan rapide les barrages avancés avant d’encercler les premières casemates. La résistance française est intense, de nombreux ouvrages se défendant désespérément. Les français, en majorité des combattants d’origine ardennaise (qui viennent de passer les 8 mois de la drôle de guerre à creuser des tranchées, à couler le béton des casemates, à dérouler les barbelés ou à construire les ouvrages d’art) se défendent pied à pied. Ils manquent cruellement de matériel et celui-ci est parfois obsolète. De plus, le soutien de l’aviation et des blindés alliés est insuffisant et les moyens de communication sont archaïques.

Casemates et maisons fortes

Les bombardements de l’enfer à Sedan en mai 1940

Cassemate entre Sedan et Flize

Les 22 casemates et abris de la région Sedanaise, malgré leur acharnement à freiner des centaines de chars allemands, sont pris les uns après les autres. C’est le Général de Barbeyrac de St Maurice, commandant de la 2ème Région à Amiens, qui prend en charge le « barrage de la Meuse », depuis Givet jusqu’à Mairy, par Mézières et Sedan, puis l’organisation de la Chiers. Il conçoit la fortification de campagne sous la forme de petits blocs de béton peu solides mais bien camouflés, flanqués de fossés antichars et de réseaux de barbelés, destinés à recevoir une ou deux armes. Le but est de rendre infranchissable le fleuve. Les chantiers sont conduits en 1935 et 1936. Fin 1938, une vingtaine de maisons fortes sont construites dans les bois situés entre la Meuse et la frontière, en plus de six positions de batterie d’artillerie lourde. Début 40, d’autres travaux seront entamés afin de renforcer ces positions.

Il y en a 15, faisant front au nord de Sedan et Carignan. Elles subiront le choc de 3 divisions blindées de 300 chars les 12 et 13 Mai 1940. Edifiées selon un plan type, collées à la frontière, occupées par de légers détachements d’infanterie qui veillent, elles servent de « sonnettes d’alarme » en informant l’arrière d’une éventuelle violation du territoire national. Julien Gracq dans son livre « Le Balcon en Forêt » en a bien décrit l’atmosphère (adaptation cinématographique de M. Mitrani).

Les bombardements de l’enfer à Sedan en mai 1940

maison forte de Messincourt

Elles furent toutes construites en 1938. Elles reposent sur la stratégie du leurre. L’ennemi doit croire à une maison d’habitation. Le rez-de-chaussé qui ressemble à un soubassement est en fait une salle de combat, protégée par des murs en béton armé de 0,50 à 1 mètre d’épaisseur, avec ouvertures de tir. Le premier étage est composé d’un petit appartement servant à loger 6 combattants.

On y trouve une chambre de 5m x 3m, un réfectoire de 3,60m x 2,50m, une cuisine de 2,35m x 1,65m, des WC et un vestibule d’entrée. En cas d’alerte, les soldats ferment les volets de fer, les portes blindées et descendent dans la salle de combat par le biais d’une trappe située dans la chambre. En cas de péril imminent, un étroit tunnel donne la possibilité aux défenseurs d’évacuer. Des mines, des chicanes, des barbelés, des fossés antichars et des tranchées protègent les alentours immédiats de la maison. Les maisons fortes sont désertées, sauf deux : St Menges et Hatrelle. C’est justement devant la maison forte de St Menges que tomberont les premiers morts français de la bataille de France .  Les troupes françaises ayant résisté jusqu’à leur dernière cartouche sont très vite submergées par la supériorité numérique et technologique de l’ennemi.

Peu après la percée de Sedan, la ville de Flize est prise. La panique s’empare des troupes arrières qui se replient et encombrent les routes, ralentissant énormément la contre-offensive qui sera pourtant lancée le 14 mai à 5 h 00 du matin sur Connage et Bulson avec un seul régiment et un seul bataillon de chars. Après 4 heures de combats, d’une rare violence, les Allemands s’emparent des passages sur la Bar. En moins de 48 heures, l’artillerie française dans le secteur de Sedan sera totalement écrasée et la route de l’Ouest ouverte. Le 15 mai 1940, 610 spahis sur les 1000 de la 3e brigade tombent à la Horgne et à Poix-Terron pendant que la Luftwaffe mitraille les populations civiles sur la route de l’exode. Épouvantable cauchemar !

Finalement, la cité de Turenne tombe aux mains de l’armée du Reich. La bataille de France débute donc par la percée de Sedan qui se terminera le 22 juin 1940 par la capitulation des armées françaises.

Noël dans les tranchées de 14-18

Passer Noël au front pendant la grande guerre 14-18

Noël dans les tranchéesAlors que Noël approche, des colis sont distribués dans les tranchées des deux camps, envoyés par les familles, les villes et villages, les associations de soutien, remplis de nourriture, de vêtements chauds, de cigarettes et de courriers.

« Tu ne peux croire le plaisir que cela fait quand on …. Lire la suite