l’atelier Tisseron réalise une tête représentant Leonce Vieljeux

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Leonce Vieljeux, maire de la Rochelle en 1940, haut résistant Français

Léonce Vieljeux est mobilisé en 1914 où il est blessé en Argonne. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur puis officier en 1920. Il finit la guerre avec le grade de lieutenant-colonel.

Élu maire de la Rochelle en 1930, Léonce Vieljeux s’emploie à résister aux exigences des officiers allemands présents dans sa ville pendant la seconde guerre mondiale. Ainsi, le dimanche 23 juin 1940, un lieutenant allemand se présente à lui afin de hisser un drapeau hitlérien sur l’hôtel de ville. Le maire de La Rochelle lui répond alors : « Colonel [de réserve] dans l’armée française, maire d’une grande ville, mon honneur d’officier et ma dignité m’interdisent de discuter avec un officier subalterne, même s’il appartient à une armée victorieuse. Je n’exécuterai des ordres que s’ils émanent d’un officier allemand ayant un grade au moins égal au mien ».

Ce premier acte de résistance fut suivi par une opposition systématique à l’affichage de la propagande nazie. Parallèlement, il aida à trouver des filières d’évasion pour les ingénieurs et ouvriers de son usine et organise avec ses cousins et amis le réseau de résistance « Alliance», qui fournit à Londres des informations sur le trafic portuaire Rochelais, et des faux emplois aux requis du STO.

Le 22 septembre 1940, il est destitué de ses fonctions de maire puis expulsé de sa ville du 17 juin au 2 novembre 1941. Revenu à La Rochelle, il est arrêté par la Gestapo le 14 mars 1944, pour avoir protégé la fuite de deux de ses ouvriers ; il est arrêté ainsi que son petit-fils Yann Roullet, pasteur à Mougon (79), ses neveux Frank Delmas et Jacques Chaperon ainsi que Joseph Camaret, ingénieur en chef des chantiers Delmas-Vieljeux, qui appartiennent au réseau Alliance ou ont protégé ses membres. Depuis l’asile de Lafond, ils sont d’abord transférés à Poitiers, puis à la Fresnes et enfin au camp de concentration de Schirmeck, le 29 avril 1944.

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, une camionnette amène par petit groupe de 12 les 107 détenus du réseau Alliance depuis Schirmeck jusqu’au camp de Struthof-Natzwiller (Alsace) où ils sont abattus d’une balle dans la nuque et les cadavres sont brûlés ensuite dans le four crématoire attenant, en même temps que 300 hommes et 92 femmes. (source Wikipédia)

Léonce-Vieljeux

Léonce Vieljeux en 1940

C’est avec plaisir que j’ai accepté de réaliser à la demande de Luc Brauer pour le musée du Bunker de la Rochelle, une tête de mannequin d’après cette photo. D’abord modelée en terre puis ensuite, réalisée en Polyester et décorée.

Tête réalisée Jean Pierre Tisseron. Munie d'un cou allongé , elle s'insère sur un buste adapté

Tête réalisée à l’atelier Tisseron

 

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